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Présentation et Réservation des hébergements et hôtellerie à dimension familiale sur Tahiti


Le tourisme sera durable ou ne sera pas


La journée mondiale du tourisme a été célébrée le mercredi 27 septembre 2017.
Le thème de l'année, le tourisme durable, a fait l'objet de trois panels de discussion à l'Assemblée de la Polynésie française.


Le tourisme sera durable ou ne sera pas

Le tourisme durable, qu'est-ce-que c'est ?

Le tourisme durable consiste tout simplement à appliquer les principes du développement durable à toutes les formes de tourisme.
Il s'agit donc de veiller aux équilibres socioculturels et écologiques tout en favorisant bien sûr le développement économique des destinations et des entreprises touristiques.
Il relève aussi de la responsabilité individuelle des voyageurs, dans leurs comportements, gestes quotidiens et choix de prestataire ou de destination.


L'Organisme mondiale du tourisme (OMT) le définit comme: 
"un tourisme qui tient pleinement compte de ses impacts économiques, sociaux et
environnementaux actuels et futurs, en répondant aux besoins des visiteurs, des professionnels, de l'environnement et des communautés d'accueil"

Le tourisme sera durable ou ne sera pas

Les 3 thèmes abordés :

Tahiti Tourisme a prévu pour cette journée plusieurs animations pour dynamiser, sensibiliser la population au tourisme durable.
Il a également organisé un atelier discussion ouvert au public au sein de l'assemblée. 
Le tourisme durable a été évoqué sous formes de débats et de questions-réponses avec 18 intervenants (hôteliers, restaurateurs, communes, enseignants, associations...).

Les échanges se sont déroulés autour de trois thèmes :
  1. Le produit touristique durable
  2. La sensibilisation de la population au tourisme durable
  3. Le rôle que devra jouer la génération futur dans ce développement

L'association Tahiti Manava avait son représentant :

Le vice président de Tahiti Manava est intervenu à double titre :
  1. Comme gérant de la pension de la plage pour présenter l'intérêt du label clef verte comme invité lors de l'échange sur le produit touristique durable.
  2. Comme vice président en intervention lors de l'échange sur la sensibilisation de la population au tourisme durable pour rappeler les blocages fondamentaux au développement équilibré et durable du tourisme sur l'île de Tahiti. 

Le tourisme sera durable ou ne sera pas

L'intérêt du label clef verte :

  • Economique : permet de réduire les coûts d'exploitation et d'anticiper les futures réglementations.
  • Environnemental : l'établissement contribue à la préservation des ressources et de l'environnement, et également à la transition vers le tourisme durable.
  • Commercial : la Clé Verte est le principal écolabel touristique au niveau international.
  • Marketing : permet de se positionner par rapport aux concurrents vis-à-vis des clients verts.
  • Pédagogique : les clients et les partenaires sont sensibilisés à l'environnement et adoptent de bons comportements.
  • Social : l'établissement participe à la valorisation de la culture locale et à l'implication de la population.

Les blocages fondamentaux au développement équilibré et durable du tourisme sur l'île de Tahiti :


Les deux blocages au développement durable sur l'île de Tahiti sont le transport en commun et l'accès public au foncier.
 

Le tourisme sera durable ou ne sera pas
Le transport public est un service indispensable au développement économique. 

Un service public doit être organisé selon trois principes :

1. La continuité du service public
  • La nécessité de répondre aux besoins d'intérêt général sans interruption n'est que partiellement respectée compte tenu que les contrainte de rentabilité d'entreprise viennent s'entrechoquer avec l'intérêt général.
  • La communication des horaires, même théoriques, serait une première avancée. Car que ce soit la population ou les touristes, seul le bouche à oreille et les discussions avec le chauffeur permettent de s'en sortir.
 
2. L'égalité devant le service public
  • Toute personne a normalement un droit égal à l'accès au service public.
  • Les contrainte de rentabilité d'entreprise viennent encore en contradiction avec ce point. On préférera avoir un bus plein et ne pas prendre tout le monde plutôt que de mettre en péril son entreprise. Ce qui fait que l'habitant ou le touriste peut se retrouver en rade au bord de la route.
 
3. L'adaptabilité du service public
  • Un service public ne peut pas demeurer immobile face aux évolutions de la société : il se doit de suivre les besoins des usagers, ainsi que les évolutions techniques.
  • La croissance de la population et du tourisme d'une part, l'évolution de la variabilité des horaires de travail et les horaires de vol des touristes d'autre part, nécessiterait des horaires de transport public bien plus large au niveau de ses heures de fonctionnement. 
  • Coté technique, l'impossibilité d'avoir des horaires fixes peut aujourd'hui être contrecarrée par un suivi GPS. Une application de suivi des bus est d'ailleurs en cours sur ce point. L'esprit d'un service public pourrait sauter sur cette occasion.
On le voit encore ici, cette adaptabilité est encore en contradiction avec une rentabilité immédiate d'entreprise.

Ces trois principes fondamentaux de service public ne sont aujourd'hui pas respectés sur le territoire pour des raisons de choix entre service public et rentabilité d'entreprise sûrement difficile et constituent un frein majeur à un développement économique équilibré et durable, et plus particulièrement du tourisme sur l'île de Tahiti.

Pour prendre un exemple pratique, imaginons qu'une pension de famille se construise à Mataiea, dans le sud de Tahiti Nui.
Pas de bus pour amener les touristes à partir de l'aéroport jusqu'à Mataiea sur les vols internationaux de la nuit.
Pas de bus pour permettre aux clients de se déplacer facilement sur l'île.
Comment imaginer un développement économique équitable de cette hébergement par rapport à ceux du nord de l'île ?
 

L'accès littoral et côté montagne

La situation du foncier sur Tahiti est un frein à l'accès public coté littoral et coté montagne. 
En effet, la privatisation des accès aux plages empêche la population et les touristes d'accéder pleinement à ces lieux.

C'est d'abord un enjeu social. Il n'y a qu'à observer le monde qu'il y a sur les nouveaux accès au littoral de cette dernière décennie : le Parc Paofai, la promenade sur le port de plaisance de Papeete, l'accès à la plage de Paea. Et il en est de même pour les accès réaménagés : PK 15, PK 18, PK 20, la plage de Taharuu, la Pointe Venus...
Une fois que la population peut accéder au littoral, elle va être à même d'en parler et d'en vanter les mérites aux touristes qui à leur tour vont aussi en profiter. Et l'exemple du littoral peut bien sûr s'étendre sur des aménagements côté montagne. 
Tahiti deviendra alors un bonheur réel et partagé et non pas seulement un potentiel non réalisé.

Vous pourrez trouver le reste des points abordés dans l'article de la dépêche



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